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Immobilier et consommation : un lien fort et dangereux
Immobilier et consommation : un lien fort et dangereux
03/05/2006
Emploi
Pays des Vals de Saintonge
Dans sa dernière lettre, l'Institut Xerfi révèle l'impact que l'évolution du prix de l'immobilier a sur la consommation. Un lien inquiétant compte tenu de la stabilisation des prix de l'immobilier.
Malgré un contexte économique difficile, le taux d'épargne des français a baissé de 2003 à 2006, ce qui va à l'encontre des comportements de prudence habituels de la part des ménages. L'explication est simple : la valeur totale du patrimoine des ménages s'est accrue de plus de 75% en 10 ans (essentiellement grâce à l'évolution du prix de l'immobilier) ce qui a contribué à générer un sentiment d'enrichissement virtuel, autrement dit, un « effet richesse » qui a stimulé la consommation, principal, pour ne pas dire unique moteur de la croissance française depuis 2002. Mais le contexte économique est en train de changer : les taux d'intérêt repartent à la hausse et l'environnement monétaire devient plus restrictif entraînant le ralentissement voire la disparition de la hausse des prix de l'immobilier : c'est la fin de l'effet richesse, avec des conséquences plus ou moins fortes en France selon l'impact que ce retournement aura sur nos principaux partenaires commerciaux ; krach immobilier ou simple stabilisation des prix, impossible de connaître aujourd'hui l'ampleur de ce changement. Toujours est-il qu'une solution existe selon Nicolas Bouzou, Directeur des études économiques à l'Institut Xerfi, pour que les ménages continuent à dépenser : augmenter la masse salariale, ce qui, au niveau macro-économique, revient à créer massivement des emplois. En d'autre termes, selon Nicolas Bouzou, la priorité absolue reste pour notre pays la baisse du taux de chômage.